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  • Plan d'Aménagement de la Pêcherie de Poulpe au Sénégal: Octopus vulgaris.

    Ministère la Pêche et de l'Economie Maritime, Direction des Pêches Maritimes (DPM); Ministère la Pêche et de l'Economie Maritime, Cellule d'Etudes et de Planification (CEP). Projet Aménagement Durable des Pêcheries du Sénégal (ADUPES) (Direction des Pêches Maritimes (DPM)Dakar, Sénégal, 2016)
    Le plan d’aménagement développé dans ce document concerne la pêcherie de poulpe (Octopus vulgaris) y compris la ressource (stock unique) et les acteurs qui exploitent cette ressource. La pêcherie de poulpe comprend un segment artisanal et un segment industriel national dont la zone d’activité couvre la Petite Côte et s’étend jusqu’au nord de la Grande Côte. Elle se prolonge également au sud, à Djifère et en Casamance. Elle est sujette à de grandes variabilités de production en fonction des facteurs environnementaux, comme l’intensité de l’upwelling côtier : la capture annuelle moyenne est de l’ordre de 10.000 tonnes.Le PAPP s’appuie sur les résultats du diagnostic de la pêcherie avec notamment des éléments relatifs à la bio-écologie de l’espèce, à l’état du stock, aux systèmes d’exploitation, aux mesures de gestion existantes, aux marchés et à la commercialisation, ainsi qu’au système d’information et à la définition de la pêcherie.
  • Résultats Généraux de la Pêche Maritime: 2018.

    Ministére des Pêches et de l'Economie Maritime, Dakar (Sénégal). Direction des Peches Maritimes (DPM) (Direction des Pêches MaritimesDakar, Sénégal, 2018)
    La production de la pêche maritime artisanale et industrielle (nationale et étrangère) se chiffre pour l’année 2018 à 524 851 tonnes pour une valeur commerciale estimée à 272,466 milliards, contre 510 596 tonnes pour une valeur commerciale estimée à 222,719 milliards en 2017. En glissement annuel, on note une augmentation des débarquements en volume et en valeur respectivement de 14 255 tonnes et de 49,748 milliards, soit des hausses respectives en valeur relative de 3% et de 22%. La part de la pêche artisanale dans la production nationale représente 76% soit 398 643 tonnes et celle de la pêche industrielle 126 209 tonnes soit 24% en valeur relative. Les captures de la pêche industrielle sont réalisées pour l’essentiel par la flotte nationale à hauteur de 94% et dans une moindre mesure par la flotte étrangère pour 6%. La production maritime est destinée à la consommation, à la transformation et à l’exportation. Ce présent document peut est scindé en trois parties: 1- La production de la pêche maritime, 2 - La transformation des produits de la pêche maritime, 3 - La commercialisation des produits de la pêche maritime.
  • Résultats Généraux de la Pêche Maritime: 2017.

    Ministère de la Pêche et de l'Economie Maritime, Dakar (Senegal). Direction des Pêches Maritimes (Direction des Pêches maritmesDakar, Sénégal, 2018)
    Les résultats des pêches maritimes en 2017 révèlent que l’estimation de la quantité totale débarquée s’élève à 510 596 tonnes pour une valeur commerciale estimée à 222,719 milliards, contre 495 880 tonnes en volume et 185 milliards de FCFA en valeur en 2016, soit des hausses respectives de 3% en volume et 20% en valeur. Les débarquements proviennent d’une part de la pêche artisanale à hauteur de 77% soit 394 036 tonnes et d’autre part de la pêche industrielle pour une part de 33% soit 116 501 tonnes. Ces captures sont réalisées pour l’essentiel par la flotte nationale et une partie à l’actif de la flotte Étrangère. Par ailleurs, une partie des débarquements est exportée par les sociétés de transformation industrielle notamment et par le secteur artisanal dans une moindre mesure. Le présent document compte trois chapitres que sont : 1- La production de la pêche maritime, 2-la transformation des produits de la pêche maritime -3- La commercialisation des produits de la pêche maritime.
  • Contribution à la connaissance et à l'amélioration du marché des produits de la pêche.

    Touré, Abou M. (Ecole Inter-Etats des sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV), 1977)
    e Sénégal, pays situé à l'extrême Ouest du continent africain, ouvert sur près de 700 km au centre Atlantique a su, très tôt, tirer profit de cette richesse extraordinaire qui l'a fait entrer de plein pied dans le peloton de tête des pays producteurs de poissons. J: l'a réussi grâce à une population qui, ayant fourbi ses armes dans les eaux intérieures, s'est résolument tournée vers les horizons infinis. Avec des moyens techniques variées et riches, qui vont de la frêle embarcation monoxyle au thonier de grande jauge en passant par le cordier de Soumbédioune, de la ligne de fend individuelle au chalut dévastateur et les senne tournantes, les pêcheurs sénégalais et étrangers continuent de débarquer d'année en année des quantités impressionnantes de poissons, crustacés et mollusques de toutes sortes La production est passée ainsi de 79.367 T. en 1960 à 352.912 T. en 1975: soit une progression de 34,4% alors que la production arachidière arrive à peine à doubler son tonnage de l'indépendance .. Le problème qui se pose n'est pas tellement d'augmenter les tonnages débarqués car ici les fonds sont riches et les bancs nombreux, mais de savoir comment répartir judicieusement cette masse de produits de la mer. On sait que dans tous les pays du monde, l'économie alimentaire est plus ou moins scoumise à l'autorité de l'Etat, en vue d'assurer les approvisionnements vitaux. Il incombe donc au Gouvernement d'améliorer l' approvisionnement en aliments de base à bon marché par des mesures appropriées et en raison de la pénurie des protéines alimentaires à bon marché, la production doit être particulièrement encouragée et sa diffusion la plus large possible. Des mesures d'ordre économique et politique peuvent être prises pour ajuster la balance commerciale en fonction de la demande intérieure et l'évolution des marchés extérieurs de façon à équilibrer l'offre et la demande à des prix raisonnables. L'orientation générale qui doit guider cette politique doit être la suivante : protection farouche des intérêts des producteurs qui consentent les plus lourds sacrifices et des consommateurs qui doivent avoir les denrées de première nécessité à des prix les plus bas possibles, tout en permettant quand même aux intermédiaires compétents et sérieux de profiter des bienfaits de ce secteur.
  • Contribution à l'étude de la pêche et des industries de la pêche en Mauritanie.

    Mahmoud, Chérif A. (Ecole Inter-Etats des sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV), 1975)
    y a seulement Quelques années, la Mauritanie, pays côtier, ne tirait qu'un mince profit des ressources de la mer. Ses habitants, éleveurs nomades pour la plupart, vivaient tous à l'intérieur du continent. En effet, la zone littorale, longue de plus de 600 Km, n'est qu'une vaste étendue désertique. A la Mauritanie rurale, terre d'élevage, se greffe une autre Mauritanie, urbaine celle-là, née de la pêche et des industries minières. Cette pêche, inconnue pour beaucoup de mauritaniens jusqu'en 1960, devient l'un des prinoipaux leviers du développement économique de leur pays. Dans une première partie, par un rappel des prinoipales ressouroes halieutiques,nous aborderons, dans la seconde partie, l'exploitation oes ressouroes. Après un bref aperçu historique, nous parlerons de l'organisation et de la réglementation de la pêohe en Mauritanie. Ensuite nous étudierons les aotivités de pêohe, de transformation et de oommercialisation des produits. Nous terminerons ce travail en donnant notre avis sur les perspeotives de développement qui s'offrent à ce secteur.
  • Résultats généraux des pêches maritimes: 2014.

    Direction des pèches maritimes (Direction des Pêches MaritimesDakar (Senegal), 2014)
    Les débarquements de la pêche maritime en 2014, s’élèvent à 425 002 tonnes contre 441 254 tonnes en 2013 équivalent à 3,7 % de baisse relative. La valeur commerciale estimée en 2014 est de 134,95 milliards soit un recul de 6,3 %. Le prix moyen du poisson a baissé de 3% entre les deux années. I- Pêche Artisanale Comparativement à l’année 2013, le volume des débarquements de la pêche artisanale maritime a connu une légère baisse de 6,4 % en 2014, passant de 398 214 tonnes à 372 548 tonnes, imputable à la diminution générale, dans toutes les régions, des petits pélagiques notamment sardinelles et ethmaloses. Pêche Industrielle La pêche industrielle tirée par la pêche chalutière a franchi la barre des 50 000 tonnes pour la première fois durant ces cinq dernières années. Cette pêche qui représente 12% des débarquements de la pêche maritime a connu une hausse de 22% par rapport en 2013, malgré la diminution du nombre de navires. Cette performance pourrait être due à l’amélioration des rendements de pêche en l’absence d’un accroissement de l’effort de pêche.
  • Résultats Généraux des Pêches maritimes :2015.

    Direction des Pêches Maritimes, Dakar (Sénégal) (Direction des Pêches Maritimes, Dakar (Sénégal)Dakar (Sénégal), 2016)
    Les captures totales débarquées de la pêche maritime sénégalaise en 2015 s’élèvent à 430 667 tonnes, pour une valeur commerciale estimée à 153,991 milliards de FCFA, tandis que celles de 2014 étaient de 425 002 tonnes en volume et de 134,95 milliards de Fcfa. Les évolutions en valeur relative sont respectivement 1,33% et de 14% en volume et en valeur. Les débarquements de la pêche artisanale maritime se chiffrent à 383 222 tonnes en 2015 contre 372 548 tonnes en 2014, soit une hausse de 3%. La valeur commerciale estimée des produits entre 2014 à 2015, est passée de 93,574 milliards à 110,724 milliards de FCFA, soit une hausse de 18%. Les principales espèces débarquées sont constituées du groupe ethmalose et sardinelle (65%), des chinchards (15%), de la ceinture (13%), des maquereaux ( ), du poisson chat et de la sole. Les captures débarquées de crustacés ont régressé de 11%, tandis que celles des mollusques se sont nettement améliorées (39%). Les régions de Saint-Louis, Ziguinchor et Kaolack ont enregistré une hausse des débarquements des produits halieutiques alors que l’on constate une baisse dans les autres régions. L’augmentation des débarquements dans les régions de Saint-Louis et de Ziguinchor sont en général imputable à la fréquentation par nos pêcheurs des zones de pêche des pays limitrophes par le biais des accords d’accès. .
  • Résultats Généraux des pêches maritimes: 2016.

    Direction des Pêches Maritimes, Dakar (Sénégal) (Direction des Pêches Maritimes, Dakar (Sénégal)Dakar (Sénégal), 2017)
    Les résultats de la pêche maritime en 2016 révèlent que l’estimation des captures totales débarquées s’élève à 495 880 tonnes pour une valeur commerciale estimée à 185 milliards de FCFA, contre 438 123 tonnes en volume et 155 milliards de FCFA en valeur en 2015, soit des hausses respectives de 13% en volume et 19% en valeur. Le rapport indique que les captures débarquées proviennent d’une part de la pêche artisanale et d’autre part de la pêche industrielle comprenant une partie nationale et une partie étrangère. La pêche artisanale participe pour 80% aux débarquements totaux pour un volume de 397 871 tonnes, contre seulement 20 % pour la pêche industrielle pour une quantité de 89 570 tonnes. Par ailleurs, il est noté qu'une part des débarquements est exportée par les sociétés de transformation industrielle notamment et par le secteur artisanal dans une moindre mesure. Le présent document compte trois chapitres relatifs à la pêche artisanale, la pêche industrielle et les exportations
  • Etude des connaissances socio-économiques des pêcheries de petits pélagiques au Sénégal.

    Déme, Moustapha; Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) (Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP)Dakar, Sénégal, 2012)
    La Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) a obtenu, pour la phase d’extension du projet « Vers les politiques régionales pour une pêche durable des petits pélagiques en Afrique du Nord-Ouest », un financement de la coopération Néerlandaise (DGIS) et de l'Agence Française de Développement (AFD) pour une période de 12 mois. L'objectif principal du projet est la promotion des politiques et des plans de gestion qui assurent l'utilisation rationnelle et durable des stocks de poissons petits pélagiques dans des eaux du Nord-Ouest de l'Afrique. Le Gouvernement du Sénégal participe à la réalisation de ce projet exécuté dans quatre pays côtiers (Gambie, Mauritanie, Sénégal, Maroc). L’objectif du projet au niveau national est le renforcement des capacités nationales dans les domaines de la gouvernance des pêches, de la lutte contre la pêche illégale et l’accroissement de la valeur ajoutée des produits halieutiques. Le Sénégal, dans le but d’inverser les tendances encore lourdes de son système de gestion des pêcheries et du développement de son économie halieutique a opté, entre autres outils d’aménagement, pour la mise en oeuvre d’une approche de co-gestion des pêcheries artisanales. La co-gestion appelle l’implication et la participation effective des communautés de base dans les décisions de gestion et d’aménagement. Le succès, l’extension et la pérennisation de l’approche de co-gestion dépendent essentiellement de la fonctionnalité des cadres de concertation mis en place pour une bonne gouvernance locale des pêcheries artisanales. Il est à noter, en plus de la nature transfrontalière, la forte variabilité des ressources halieutiques due aux changements des conditions environnementales et à la pression de pêche intensive exercée sur elles pendant qu'elles traversent les eaux territoriales des quatre États côtiers. Cette situation risque de compromettre la durabilité de cette pêcherie qui contribue énormément à l’économie du Sénégal en termes de devises et d’autosuffisance alimentaire. Consciente de la rareté de cette ressource d’une importance capitale, la Direction des pêches maritimes (DPM) du Sénégal a commandité une étude de la chaine de valeur de l’exploitation et de valorisation des petits pélagiques (étude de connaissances socioéconomiques), pour contribuer à une meilleure valorisation des petits pélagiques. L’activité est prévue dans le Plan d’action du Sénégal. 1.2. Objectifs et résultats attendus L’objectif principal de l’étude est de contribuer à une meilleure connaissance des aspects liés à la chaine de valeur de l’exploitation et de la valorisation des petits pélagiques en vue de contribuer à leur conservation et à l’augmentation de leur valeur ajoutée au niveau des pays 5 voisins avec lesquels ces espèces sont partagées en l’occurrence la Gambie, la Mauritanie et le Maroc.
  • Dynamique socio-environnementale et gestion des ressources halieutiques des régions côtières du Sénégal : l’exemple de la pêche artisanale.

    NIANG, Ndèye A. (Univerité de Rouen (France)Rouen, France, 2008)
    La pêche artisanale occupe une bonne partie de la population sénégalaise particulièrement sur la Petite et la Grande côte, qui assure une part importante de l’approvisionnement en ressources halieutiques des populations sénégalaises. Les conditions écologiques du milieu marin influencent de nombreux aspects de la pêche artisanale au Sénégal. Le plateau continental présente une superficie d’environ 28 700 km² sur un littoral de 730 km de côte du nord au sud. L’essentiel de la pêche artisanale est concentré sur cette zone séparée en deux côtes, nord et sud par la presqu’île du Cap-Vert. Notre zone d'étude (cf. figure 1) est divisée en trois zones écogéographiques : · La Grande côte est située dans la partie nord et la plus instable du littoral avec une forte houle qui accentue la présence de la barre et rend les conditions de pêche difficiles. Elle s’étend de Dakar à Saint-Louis, avec une côte sableuse et rectiligne caractérisée par la présence des dunes blanches. Ainsi les centres de pêche sont peu abondants à l’exception de Saint-Louis, Mboro, Fasse Boye, Kayar avec une forte présence des communautés de pêcheurs traditionnels comme les Guet-Ndariens. C’est ce qui explique en partie que les pêcheurs soient bien expérimentés pour contourner les obstacles écologiques qui entravent le développement de la pêche sur le littoral nord. · La Petite Côte située entre la baie de Hann et Djifère Elle s’étend sur une longueur d’environ 120 km. Elle est limitée au nord par la presqu’île du Cap-vert, à l'Ouest par l'océan Atlantique, au Sud par la latitude 14°54 Nord. Sur la Petite côte la pêche artisanale est très développée par rapport à la Grande côte. Les deux plus grands centres de pêche du littoral se trouvent dans cette zone. Il s’agit de Mbour et Joal qui ont une activité de pêche continue toute l’année. Ces centres de pêche sont bien situés sur le littoral, avec l’importance de la largeur du plateau continental à cet endroit, facilitant ainsi l’abondance des habitats des poissons et des zones de pêche favorables. Tous ces facteurs écologiques font que la pêche artisanale est constante toute l’année sur la Petite côte qui accueille une communauté importante de pêcheurs migrants venant de Saint-Louis, Kayar, des Îles du Saloum, et de la Presqu’île de Cap-Vert.
  • Pencum nap mi: Pour une Gouvernance Participative au service du Développement Durable de la Pêche.

    PRAO/Sénégal (2015-01)
    L’année 2014 a été une période charnière dans la mise en oeuvre du Projet Régional des Pêches en Afrique de l’Ouest (PRAO-Sénégal). En effet, elle a vu l’achèvement de la quasi-totalité des procédures liées aux marchés inscrits en 2014, ce qui a permis l’exécution ou le démarrage d’activités à forte incidence financière. Je veux nommer, entre autres, la préparation des plans d’aménagement des pêcheries de crevette côtière et de Cymbium, les travaux de construction d’infrastructures d’Activités Génératrices de Revenus, la réhabilitation et l’équipement des stations de surveillance côtière et la mise en place d’un Système de suivi-évaluation des performances du Projet. Malgré ces avancées significatives, le PRAO-Sénégal a été rattrapé par les dysfonctionnements qu’il a connus entre juin 2011 et décembre 2012 et qui ont conduit à sa restructuration, occasionnant ainsi un important retard dans la mise en oeuvre de l’ensemble des activités du Projet. Pour résorber ces retards, le Gouvernement du Sénégal a demandé et obtenu de la Banque Mondiale, une prorogation jusqu’au 15 décembre 2015, de la date de clôture du Projet. Cette prorogation a été obtenue suite aux engagements pris par le Gouvernement du Sénégal, notamment par rapport à la généralisation de l’immatriculation des pirogues et du permis de pêche artisanale, du fait qu’elle constitue une des conditions sine quo non de la gestion de la capacité de pêche artisanale et du contrôle de l’accès aux ressources halieutiques. La volonté du Sénégal d’assurer la gestion durable et la restauration des ressources halieutiques et de leurs habitats, à travers la maîtrise de la capacité de pêche et le contrôle de l’accès, s’est manifestée depuis près d’une décennie déjà. En effet, c’est entre 2005 et 2006, que le permis de pêche artisanale et l’obligation d’immatriculer les pirogues ont été instaurés, avant d’être inscrits en 2007, dans la Lettre de Politique Sectorielle des Pêches et de l’Aquaculture. Depuis lors, le Gouvernement du Sénégal n’a pas lésiné sur les efforts et les moyens pour promouvoir la généralisation de l’immatriculation des pirogues et du permis de pêche ainsi que leur appropriation par l’ensemble des acteurs de la pêche artisanale. Cet engagement s’est manifesté dernièrement, entre juillet et décembre 2014, par la forte mobilisation de toute l’Administration déconcentrée des pêches autour de la mise en oeuvre de sept plans d’actions régionaux axés sur l’immatriculation des pirogues et le permis de pêche et dont la conception et le financement ont été appuyés par le PRAO-Sénégal. Ces plans ont été soutenus par une vaste campagne nationale de communication marquée par la diffusion de spots en français et en wolof par voie audiovisuelle et radiophonique et par presse écrite. Concomitamment à ces actions, des réformes importantes ont été engagées, telles que la mise en oeuvre effective du gel de l’immatriculation des pirogues depuis le 1er janvier 2015 et la définition d’un nouveau type de permis de pêche artisanale à mettre en place à partir du 1er mars 2015. Ce troisième numéro de votre bulletin d’information est principalement consacré à l’immatriculation des pirogues et au permis de pêche artisanale, histoire de dresser le bilan et de dégager les perspectives. Ces deux dossiers sont complétés par un article qui présente les résultats des opérations de délimitation et de balisage des aires de cogestion locale des sites ciblés par le PRAO-Sénégal Bonne
  • Rapport sur l'état de l'environnement au Sénégal.: Edition 2010.

    Centre de Suivi Ecologique (CSE); Ministére de l'Environnement et de la Protection de la Nature (MEPN) (Centre de Suivi Ecologique (CSE)Dakar (Sénégal), 2010)
    L'élaboration d'un rapport périodique sur l'état de l'environnement s'inscrit parmi les activités prioritaires du Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature. Réalisé tous les cinq ans, le rapport constitue un document de référence sur l’environnement du Sénégal. Ce rapport qui s’articule autour de dix (10) chapitres, fait le point sur les différentes composantes de l'environnement, leurs évolutions naturelles et les pressions qui y sont exercées par les activités humaines. Il permet également d'apprécier les effets de la gestion de la politique environnementale menée par les pouvoirs publics
  • LA PECHE ILLICITE NON DECLAREE ET NON REGLEMENTEE EN AFRIQUE DE L’OUEST

    Ndiaye, Tafsir Malick (Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime APRAPAMDakar (Sénégal), 2010-11-11)
  • Structure démographique des captures des filets tournants à Mbour et Joal.

    Lopez, J.; Sow, I.; Centre de Recherches Océanographiques de Dakar Thiaroye (CRODT) (Centre de Recherches Océanographiques de Dakar Thiaroye (CRODT)Dakar, Sénégal, 1981)
    Ce document de travail presente la structure démographique des captures des filets tournants sur la Petite Côte : Xbour et Joal, en 1981. Les données de base o prises et frequences, ont été traitées séparément pour chacun des deux centres. En ce qui concerne les statistiques pour chaque centre les donn&zs relatives aux sennes tournantes et les filets maillants cncerclants’sont en cours de publication et exploitées partiellement, Pour les fréquences, toutes les mensurations effectuées ont été regroupoes dans un fichier unique comprenant les donnEes de Mbour et de Joal, filets maillants encerclants et sennes tournantes réunis. Le regroupement des mensurations des deux centres tient au fait que les pêcheurs travaillent dans. les mêmes secteurs capturant donc-les mêmes individus. Quant au mélange des fr6quences des deux engins, il a été soumis 3 un’ test préalable ; nous avons trouv& qu’il n’y avait aucune différence significative dans les tailles des individus capturcs à la serine tournante ou au filet maillant encerclant. Aprés fusion des fichiers P (g6nérG par le progr&nme SARAT) et F des deux centres; le fichier OF obtenu a été trait5 par le pirogramme FREART (Fréon et Ndiaye, 1979). Les +@sultats obtenus ont permis de dresser’ les structures démographiques des espèces Echantillonnées. On notera que dans l’archive, seules les principales espZces d@barquées ont, 6té représentées
  • Evaluation des Ressources Demersales Profondes. (Campagne de Saison Chaude: 11-12 et 26-28 Septembre 2008).

    Fall, M.; Programme Stratégie d'aménagement et de Gestion des Pêcheries du Sénégal (SAGPS) (Centre de Recherche Oceanographique Dakar ThiaroyeDakar, Sénégal, 2008)
    La présente campagne, codée SAGPS-4, est la dernière d’une série de 4 campagnes de chalutages démersaux côtiers et profonds1 que l’équipe scientifique du Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) doit effectuer en 2008. Elle s’inscrit dans le cadre du programme « Stratégie d’Aménagement et de Gestion des Pêches au Sénégal » (SAGPS) piloté par la Direction des Pêches Maritimes (DPM) du Ministère de l’Economie Maritime, des Transports Maritimes, de la Pêche et des Aires Communautaires Protégées. Le présent rapport détaillé en présente les matériels, méthodes et résultats obtenus.
  • Résultats Généraux des Pêches Maritimes 2014.

    Ministère de la Pêche et de l'Economie Maritime, Direction des Pêches MAritimes, Dakar (Sénégal) (Direction des Pêches MaritimesDakar, Sénégal, 2015)
    Les débarquements de la pêche maritime en 2014, s’élèvent à 425 002 tonnes contre 441 254 tonnes en 2013 équivalent à 3,7 % de baisse relative. La valeur commerciale estimée en 2014 est de 134,95 milliards soit un recul de 6,3 %. Le prix moyen du poisson a baissé de 3% entre les deux années. Pêche Artisanale: Comparativement à l’année 2013, le volume des débarquements de la pêche artisanale maritime a connu une légère baisse de 6,4 % en 2014, passant de 398 214 tonnes à 372 548 tonnes, imputable à la diminution générale, dans toutes les régions, des petits pélagiques notamment sardinelles et ethmaloses. Cette baisse a été particulièrement notée dans la région de Thiès. Le niveau global des captures débarquées de la pêche artisanale dépend en grande partie du volume des mises à terre des petits pélagiques et de captures d’espèces apparaissant de manière imprévisible et irrégulière dans les débarquements comme la ceinture. Les débarquements sont également très dépendant des captures réalisées dans les zones des pays limitrophes par le biais des accords d’accès. Une quinzaine d’espèces réalise 81% des débarquements de la pêche artisanale et parmi celles-ci seulement quatre espèces (sardinelles, ethmaloses, ceintures et chinchards) en sont les principales. Les débarquements de 2014 des régions par rapport à l’année 2013 connaissent une baisse pour trois régions (Thiès, St-Louis et Kaolack). Ces régions, à l’exception de la région de Kaolack dont la production est négligeable, déterminent le niveau national des débarquements. Concernant les régions de Ziguinchor, Fatick et Louga, leur contribution dans les débarquements, quoique accusant une augmentation, paraissent marginales dans la production nationale. Enfin la région de Dakar a connu en 2014 un niveau de débarquement plutôt constant par rapport à l’année 2013. En ce qui concerne les produits transformés, leur volume a baissé de 22 % par rapport à 2013, tandis que le mareyage interrégional a nettement augmenté entre 2014 et 2013.Le nombre moyen de pêcheurs et de pirogues actifs a légèrement baissé en 2014. Pêche Industrielle: La pêche industrielle tirée par la pêche chalutière a franchi la barre des 50 000 tonnes pour la première fois durant ces cinq dernières années. Cette pêche qui représente 12% des débarquements de la pêche maritime a connu une hausse de 22% par rapport en 2013, malgré la diminution du nombre de navires. Cette performance pourrait être due à l’amélioration des rendements de pêche en l’absence d’un accroissement de l’effort de pêche. L’armement industriel est constitué de Chalutiers (87), de thoniers (7) et de sardiniers (04). Exportations : En 2014, les exportations de produits halieutiques du secteur industriel ont atteint 150 909 tonnes contre 137 569 tonnes en 2013, ce qui représente une évolution assez importante de 10% en valeur relative. En revanche, celles du secteur artisanal sont plus modérées avec 30824 tonnes contre 40 704 tonnes en 2013. La répartition des exportations par continent du secteur industriel montre que l’Afrique demeure la principale destination depuis la politique de mise aux normes instituée par l’Union Européenne. Le continent africain a suppléé l’Europe comme première destination des exportations de la pêche compte tenu de la place des produits congelés. Cependant les meilleurs chiffres de vente se font avec l’Union européenne notamment sur le segment des produits frais. Concernant l'Asie, sa part dans l'exportation ne cesse d'évoluer ces dernières années. Elle passe de 13 665 tonnes en 2010 à 34 622 tonnes en 2014. On note que cette évolution entre 2013 et 2014, est peut significative, car les produits qui sont ciblés n’ont pas été abondant en termes disponibilité dans les débarquements. L’Asie se positionne en seconde place derrière l’Afrique. Les exportations en 2014 de produits transformés et frais réalisées par le secteur artisanal, sont égales à 30 823 tonnes contre 40 705 tonnes en 2013. Elles ont baissé de 22% pour les produits transformés et de 39% pour le frais. La forte demande des produits transformés sur le marché africain ne cesse d’augmenter et se fait aux dépens de la consommation nationale sur le segment produits transformé essentiellement pour un taux de 60%.
  • Plan d'Aménagement de la Pêcherie de Crevettes profondes

    Ministère la Pêche et de l'Economie Maritimes, Direction des Pêches Maritimes; Ministère la Pêche et de l'Economie Maritimes, Cellule d'Etudes et de Planification (CEP). Projet Aménagement Durable des Pêcheries du Sénégal (ADUPES) (Direction des Pêches Maritimes (DPM)Dakar (Sénégal), 2015)
    Ce document présente la vision stratégique d'exploitation de la ressource crevettière et un plan d'aménagement pour sa réalisation en se fondant sur les documents de politique macroéconomique (DSPP II) et sectorielle des pêches (LPS) qui mettent l'accent particulièrement sur la création durable de richesse associée à la rente de la ressource. Ainsi, l'objectif du plan est de maximiser la rente générée par l'utilisation de la ressource de crevettes profondes, en respectant les contraintes imposées par les impératifs écologiques et sociaux déterminés par le Gouvernement. Puisque c’est le secteur privé qui crée de la richesse, le plan prévoit que l’Etat accorde une concession d’exploitation exclusive à une Organisation de Gestion de la Pêcherie (OGP) sur la base d'un cahier des charges qui définit clairement le rôle de chaque partie en contrepartie d’un paiement d’une redevance annuelle. La durée de la concession est d'un minimum de quinze (15) ans, révisable tous les cinq (05) ans en vue de la proroger de cinq (05) si les conditions nécessaires sont réunies. Les possibilités de pêche annuelles sont proposées par l'OGP au Ministre qui approuve après avis de l'institution scientifique compétente. La modélisation de la pêcherie suggère que la rente maximale tourne actuellement autour de €7,5 millions/an, avec une production de 2300 tonnes par an et un prix de 4€/kg. Toutefois ce montant changera dans l’avenir en fonction de l’évolution des paramètres-clés. Un suivi bio-économique en routine de la pêcherie est donc essentiel. La rente générée par la ressource sera partagée 50% pour l'Etat et 50% pour l'OGP. toutefois, une période transitoire de deux ans (02) est prévue avant l’application de cette disposition. Cependant, un certain nombre de préalables devraient être réunis afin que l'estimation de cette rente puisse être le plus fiable possible à savoir : (1) le besoin d'un observatoire économique afin de disposer d'informations fiables concernant les prix des crevettes; (2)le besoin d’un modèle bioéconomique validé conjointement par le Ministère et l'OGP pour estimer la rente à partager. Ce plan est tout à fait novateur par rapport à ce qui est d’usage jusque là dans le secteur. C’est pourquoi, il permettra certainement au Sénégal de réaliser ses deux grands objectifs économique et écologique pour la pêcherie. En outre, il contribuera à l'augmentation de façon significative de la richesse tirée de cette ressource au bénéfice des usagers et le Sénégal.
  • Statistiques de la pêche maritime sénégalaise en 2013 : Pêche artisanale et Pêche thonière.

    Thiao, Djiga; Ngom, Fambaye Sow (2014)
    Pour une gestion rationnelle des ressources halieutiques, il est nécessaire de disposer en permanence d’informations sur ces ressources et leur environnement physique et humain. C’est ainsi que depuis les années 50, l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), à travers le Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT), a mis en place un dispositif de collecte et de traitement de données sur les activités de pêche commerciale et expérimentale et sur l’environnement marin et côtier. Afin de permettre à l’Administration des pêches et aux autres acteurs de disposer d’informations scientifiques dans le cadre de l’élaboration et de l’exécution des politiques de pêche, le CRODT publie habituellement un bulletin statistique sur les différentes composantes de la pêche. Le présent document fait l’état de la situation de la pêche maritime en 2013. Il concerne notamment la pêche artisanale et la pêche thonière. Les statistiques présentées sont relatives à la flottille de pêche, à l’effort de pêche et aux captures débarquées. Dans le cas de la pêche artisanale, il faut noter que les statistiques d’effort et de débarquement concernent la zone maritime habituellement couverte par le dispositif d’enquête du CRODT. Celleci s’étend de Saint Louis à Joal. Pour le recensement des unités de pêche artisanale, la couverture spatiale va jusqu’à Djifère au Sud. En ce qui concerne le cas particulier de la pêche industrielle, seules la composante thonière a été abordée dans ce document. Les navires de pêche sardinière n’ayant pas opéré au Port de Dakar en 2013 mais plutôt à Ziguinchor, leurs données ne sont pas disponibles. Les statistiques de la pêche industrielle chalutière sont en cours de validation.
  • Résultats généraux des pêches maritimes 2013.

    Direction des Pêches Maritimes (DPM) (Direction des Pêches MaritimesDakar, Senegal, 2015)
    Les débarquements de la pêche maritime en 2013, s’élèvent à 441 254 tonnes pour une valeur commerciale estimée à 144 milliards de francs CFA contre 447 961 tonnes et une valeur estimée à 152 milliards en 2012 de francs CFA, soit une faible diminution de 1 % en volume et 5 % en valeur.
  • Quatrième rapport national sur la mise en oeuvre de la convention sur la diversité biologique.

    Ministère de l'Environnement et de la Protection de la Nature, Direction des Parc Nationaux; Programme des Nationaux Unies pour le Développement, Nairobi (Kenya); Institut des Sciences de l’Environnement (Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Institut des Sciences de l'EnvrionnementDakar, Senegal, 2010)
    Le Sénégal se situe à l’extrême ouest du continent africain entre 12 ° 20’ et 16 ° 40’de latitude Nord et 11° 20’ et 17° 30’ de longitude Ouest. Il est à cheval sur le domaine sahélien au nord, soudanien au centre, et sub-guinéen au sud avec à l’ouest une côte maritime longue de plus de 700 km. Cette situation détermine des conditions favorables à une diversification des écosystèmes et des espèces. Au plan écologique, le pays est subdivisé en six zones éco géographiques et présente quatre grands types d’écosystèmes : des écosystèmes terrestres, des écosystèmes fluviaux et lacustres, des écosystèmes marins et côtiers et des écosystèmes dits particuliers. En plus de cette diversité écosystémique, le Sénégal présente une richesse spécifique importante avec plus de 3500 espèces végétales et 4330 espèces animales. Parmi ces espèces végétales, 33 seraient endémiques du Sénégal. Les espèces animales considérées comme endémiques appartiennent à la classe des poissons et sont présentes dans les eaux douces ou saumâtres. La plupart des écosystèmes connaissent une dégradation importante et plusieurs espèces sont menacées. En effet, la superficie des forêts a connu une diminution sensible en passant de 9 203 153 ha en 1990 à 8 558 153 ha en 2005, soit environ une baisse de 7 %. Cette dynamique régressive s’accompagne également d’une diminution des espèces. Dans le Parc National du Niokolo Koba, on note une baisse d’environ 25% des espèces végétales. De même, certaines espèces animales comme le Damalisque et la Girafe ont disparu de cette zone depuis le début du vingtième siècle. L’Eléphant et l’Eland de Derby y sont devenus rares. Les superficies des savanes boisées sont passées de 5 300 876 ha à 5 100 876 ha soit environ une baisse de 6 %. Dans les écosystèmes fluviaux et lacustres, les milieux saumâtres sont en régression au profit des zones salées. Les écosystèmes côtiers, estuariens et marins sont aussi affectés par la dégradation. Dans le Delta du Saloum, les mangroves et la végétation des îles sableuses ont connu une régression estimée à plus de 25% entre Foundiougne et Kaolack. Dans la zone des Niayes, la réserve botanique de Noflaye a perdu 212 espèces entre 1957 et 1992. La diversité biologique joue un rôle très important. Elle est utilisée dans divers domaines tels que l’alimentation, la médecine, l’industrie et l’énergie. Ces diverses formes d’utilisation interagissent avec d’autres facteurs anthropiques de dégradation que sont les feux de brousse,le surpâturage, la pression agricole, la fragmentation et la destruction des habitats, la pauvreté, les pollutions…). Les feux de brousse affectent presque tous les sites de haute densité de biodiversité. A ces facteurs s’ajoutent le déficit pluviométrique, l’érosion et la salinisation. Cette péjoration climatique s’est traduite par une translation des isohyètes vers le sud d’environ 100 Km. Actuellement, quatre des six zones éco géographiques sont touchées par la salinisation qui affecte environ 1 231 100 ha. Les conséquences liées à la perte de biodiversité sont nombreuses et affectent l’environnement biophysique et les conditions de vie des populations. Cette perte a engendré une modification de la composition floristique, de la structure de la végétation et une diminution de la disponibilité en ressources biologiques. En effet, les feux et l’exploitation ont entrainé la destruction d’espèces de valeur telles que Pterocarpus erinaceus, Cordyla pinnata, Prosopis africana au profit d’autres espèces (Combretum glutinosum, Terminalia macroptera). La dégradation des ressources biologiques a entraîné des difficultés d’approvisionnement en combustibles domestiques surtout dans les zones qui n’ont pas accès à des sources d’énergie alternatives. L’érosion de la biodiversité entraîne également la baisse des revenus tirés de l’exploitation des ressources forestières et accroît en même temps la pauvreté des populations rurales. L’érosion de la biodiversité a entraîné des modifications dans les systèmes de production. En effet, la pratique de pêche quotidienne est de plus en plus abandonnée au profit de la pêche à long séjour. Dans le secteur de l’élevage, la raréfaction des ressources fourragères des régions Nord a engendré des déplacements saisonniers du cheptel vers le Sud. Dans les Niayes, la perte de biodiversité a fortement affecté les activités maraichères. La perte de biodiversité constitue ainsi un obstacle sérieux à la lutte contre la pauvreté qui explique d’ailleurs dans une large mesure la surexploitation des ressources naturelles. Dans le chapitre II, le rapport fait le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la Stratégie et le Plan National d'Actions pour la conservation de la biodiversité. Le Sénégal a élaboré une SPNAB autour de quatre objectifs stratégiques majeurs que sont la conservation de la biodiversité dans les sites de haute densité, l’intégration de la conservation de la biodiversité dans les programmes et activités de production, le partage équitable des rôles, responsabilités et bénéfices dans la conservation de la biodiversité, l’information et la sensibilisation sur l’importance de la biodiversité et la nécessité de sa conservation.Pour atteindre ces objectifs, des options stratégiques ont été définies par rapport aux problèmes globaux des différents écosystèmes et aux problèmes spécifiques pour chaque site de haute densité de biodiversité. Ces options se sont traduites par des actions prioritaires dont certaines ont été exécutées dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie. Malgré le faible niveau d’exécution des actions prioritaires définies dans la SPNAB, le Sénégal a atteint des résultats non négligeables en matière de conservation des écosystèmes. L’objectif national qui était de 12% a été largement dépassé. Les résultats portent essentiellement sur la création d’une nouvelle génération de réserves (Aire Marine Protégée, Réserve Naturelle Communautaire, Réserve Communautaire de Biodiversité, Unité Pastorale…), le renforcement des capacités de gestion des aires protégées, l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’aménagement et de gestion participatifs. Ces résultats sont l’œuvre de divers acteurs (Etat, populations, société civile, ONG, associations diverses…). Cependant, beaucoup reste à faire en termes de vulgarisation de la SPNAB, d’évaluation de l’impact des résultats obtenus sur la conservation, d’élaboration d’indicateurs au niveau national, de renforcement des capacités, d’intégration des connaissances, innovations et pratiques locales. Malgré les efforts consentis dans la mise en œuvre de la SPNAB, de nombreuses difficultés ont été notées. Elles concernent essentiellement l’insuffisance dans la coordination de la mise en œuvre de la Stratégie, sa faible vulgarisation, l’absence de mécanismes de financement, l’insuffisance des capacités des acteurs, la faible participation des populations dans la mise en œuvre et l’absence de suivi-évaluation de la Stratégie. Ces difficultés ont amené les différents acteurs de la conservation a tiré un certain nombre de leçons notamment la nécessité d’avoir un cadre institutionnel fort, un mécanisme de financement durable, un Centre d'échange d'Informations (CHM) fonctionnel. L’amélioration de la gestion de la biodiversité passe par l’intégration des différents secteurs de développement économique et social. Ainsi, dans le souci d’une prise en compte des préoccupations environnementales dans toutes les politiques sectorielles, le Sénégal a mis sur pied une Commission Nationale pour le Développement Durable. Ainsi, les aspects de conservation et de gestion durable de la diversité biologique sont progressivement intégrés dans les différents secteurs. Dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, l’un des objectifs majeurs vise la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité. Dans le domaine de l’énergie, de l’industrie et des mines, les grands axes de la nouvelle politique prennent en compte la nécessité d’une gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement. Quant au secteur de la pêche, les objectifs globaux portent sur la protection et l'exploitation rationnelle des ressources halieutiques, la protection des habitats et la lutte contre la pollution marine. Dans le secteur du tourisme, la protection de la biodiversité constitue un des objectifs fondamentaux du Plan Stratégique de Développement Touristique et de la Charte Sénégalaise du Tourisme. Malgré les efforts d’intégration notés dans les différents secteurs, des faiblesses persistent dans la prise en compte de la biodiversité. Dans les politiques et stratégies sectorielles, les questions liées à la diversité biologique sont abordées dans le cadre global du secteur de l’environnement. Au niveau juridique, on note un déficit d’harmonisation entre les différents textes notamment les codes (environnement, forestier, minier, chasse, pêche…). Au niveau institutionnel, les problèmes sont liés aux difficultés rencontrées par les différentes structures à prendre en compte le caractère transversal de la biodiversité. Par ailleurs, l’insuffisance de l’information et de la sensibilisation sur l’importance de la biodiversité et la nécessité de sa conservation a été un facteur qui a limité l’intégration de la diversité biologique dans certains secteurs. En conclusion, le rapport souligne que le Sénégal avec l’appui de ses partenaires a consenti de nombreux efforts dans la conservation de la diversité biologique. Cependant, compte tenu des nombreuses difficultés rencontrées et des efforts supplémentaires à fournir, il se dégage un certain nombre de besoins et priorités qui concernent : - La mise en place d’un CHM fonctionnel ; - La mise en place d’un mécanisme de financement durable pour la conservation de la biodiversité ; - Un suivi-évaluation de la SPNAB ; - La mise sur pied d’un comité national fonctionnel sur la biodiversité ; - La réactualisation de la monographie et de la SPNAB ; - Le renforcement des capacités pour une meilleure conservation de la biodiversité ; - L’approfondissement des connaissances sur la biodiversité ;

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